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P'tite conne

  • 11 août
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 août

Casquette noire et lunettes de soleil brisées abandonnées dans une rue de nuit, illustration du poème P’tite conne de Nina Astone

Toute cabossée mais pas flinguée.

Tu m'as captée, j'ai dit ok.

T'étais paumée mais t'étais vraie.

Tu f'sais flipper, j'ai dit "allez" !


P'tite conne, bouffonne.

Reste pas comme ça, bats-toi.

P'tite conne, t'es bonne !

Mais pas comme ils le croient...


Ton corps musclé, bien abimé...

Ta tête niée, presque vidée.

Ton coeur criblé, bien secoué.

T'es pas muselée, tu peux crier.


P'tite conne, lionne.

Mange la life, putain, dévore là.

P'tite conne, axone.

T'as un cerveau, comme y'en a pas.


La vie t'a pas ratée, pas vrai ?

Tu t'es relevée, même pas armée.

Ton monde, il était laid, usé.

Mais même pourri, il peut t'aimer.


P'tite conne, raisonne.

Y'a des vrais films auxquels on croit.

P'tite conne, rayonne.

En super huit, tu t'envoleras...


C'est pas gagné mais t'es câblée.

Tu vas t'relever et avancer.

T'es entourée, ça va t'aider.

Mais faut bouger, pour y'arriver.


Allez Bébé ! Tes lunettes noires faut les jeter.

Y'a pas à chier ! Les lunettes roses sont plus stylées.

Je te l'ai dit. Tout est beau quand le coeur est grand.

T'as pas r'marqué ? Le tien, le mien, ils sont géants...



Nina Astone

 
 
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