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Poker, roman lesbien de Nina Astone

POKER

La vie corse parfois le jeu en changeant les règles. Aimer devient alors une autre paire de manche.

« Et à cette seconde précise, j'ai fait ce qu'il ne faut pas en disant l'inverse de ce que je voulais. Toi aussi parfois, tu dis exactement le contraire de ce que tu veux vraiment ? ». Poker, page 10

Faisons les présentations...

Stella

À 42 ans, Stella semble tout maîtriser. Brillante et fortunée, elle file le parfait amour avec Aby. Mais comme nous tous, elle a ses failles. Derrière son assurance presque insolente, certaines blessures demeurent et ses certitudes commencent à vaciller.

Face à une Aby plus libre et affirmée que jamais, elle découvre que l'amour ne protège ni du doute, ni du manque, ni de la peur de perdre. Habituée à contrôler sa vie, elle va devoir accepter que les sentiments obéissent à des règles bien différentes.

Dans Poker, tu retrouveras sa répartie qui fait mouche, son humour légendaire et cette liberté de ton impossible à oublier. Mais cette fois, Stella découvrira qu'on peut gagner bien des parties... et perdre malgré tout l'essentiel.

Stella dans Poker de Nina Astone
Aby dans Poker de Nina Astone

Aby

À 34 ans, Aby n'a rien perdu de sa lumière. Elle aime Stella profondément, mais ressent le besoin de comprendre qui elle est vraiment et ce qu'elle attend désormais de la vie.

Son choix de partir pour un voyage humanitaire va mettre son couple à l'épreuve. Car si l'amour les unit toujours, la distance et le manque feront naître des questionnements et des incompréhensions.

Dans Poker, Aby conserve sa délicatesse et cette façon d'aimer sans jamais enfermer l'autre. Mais elle découvrira que s'affirmer, c'est parfois prendre le risque de blesser ceux que l'on aime le plus. Au fil des pages, tu te retrouveras au coeur d'un dilemme émotionnel qui ne te laissera pas indifférent. 

Deb'

À 43 ans, Deb' s'éclate dans l'événementiel où elle brille, notamment à travers les soirées "Fuck me, I'm Lesbos". Nom mythique trouvé par Stella, sa complice de toujours, à l'occasion d'un weekend très agité. 

Plus sensible qu'elle ne veut bien le montrer, elle comprend les tourments de son amie et l'entraîne dans une soirée qui fera date.

Dans Poker, Deb' reste cette amie qu'on rêverait tous d'avoir. Tu sais... celle vers qui l'on se tourne quand tout va mal. Celle chez qui l'on va quand on a simplement besoin de souffler.

Deb dans Poker de Nina Astone

Léa

Léa vit à Monaco et exerce le métier d'escort avec un naturel désarmant.

Derrière son élégance et son sourire lumineux se cache une jeune femme profondément libre, qui bouscule bien des certitudes... sans jamais chercher à le faire. 

Léa dans Poker de Nina Astone
Cory dans Poker de Nina Astone

Cory (la Bombasse)

Cory est de ces femmes qui imposent le respect. Aussi implacable que séduisante, elle semble tout contrôler. Mais une partie de poker révélera que, derrière cette armure parfaitement maîtrisée, se cache une personnalité bien plus complexe qu'il n'y parait. 

Madison

Dans Poker, Madison croise la route d'Aby...

Avec son mode de vie alternatif et sa liberté assumée, elle lui offre une autre façon de voir le monde, son couple... Une remise en questions pas toujours évidente. 

Madison dans Poker de Nina Astone

Poker vu par Nina...

Dans Poker, j'explore une autre facette de l'amour. Pas seulement celui qui fait vibrer, mais celui qui confronte. Celui qui oblige à évoluer, à regarder ses peurs, ses besoins et ses paradoxes. Je parle de Stella et d'Aby, bien sûr. Mais derrière elles, je parle de nous. De nos vies, de nos choix, de nos moments de doute. Parce qu'un roman n’est pas seulement une histoire, c’est une façon de regarder la vie. De ressentir les choses. De mettre des mots sur ce qui nous traverse.

Et avec Poker, j’ai eu envie d’aller plus loin. De creuser mes personnages pour en extraire les moments où l’on doute, où l’on craque, où l’on aime trop fort, où l’on se perd parfois pour mieux se retrouver. Comme mes autres romans, c'est une fiction. Mais comme toujours, il contient énormément de moi : mes ressentis, mes questionnements, mes souvenirs, mon humour, mes joies... mes tempêtes aussi. J’ai une fois encore déposé ce que je ressens, comme je le ressens. Je ne sais pas faire autrement, c'est ma manière d'écrire... 

Est-ce que Stella et Aby me ressemblent. Forcément ! Et je parie qu'elles ont beaucoup de toi aussi. Du moins, parfois... Elles sont lumineuses, complexes, charnelles, contradictoires, vulnérables, déroutantes, agaçantes même. Quelquefois, elles sont trop ou pas assez, comme ci ou comme ça... Je ne les cherche pas parfaites, je les veux vraies, vivantes. Comme moi, comme toi : elles désirent, hésitent, jouent, aiment, tombent... puis recommencent. Et finalement, c'est peut-être ça le plus important. 


Mon écriture ? Elle est souvent qualifiée de physique, libre, musicale, solaire... C'est vrai qu'elle vibre. Mes personnages ne traversent pas simplement les événements : ils les prennent de plein fouet et t'emmènent avec eux. C'est mon truc, j'adore t'embarquer dans la real life... Parce qu'en vérité, je ne raconte pas des histoires d’amour, j'écris la vie... Ce qui m’intéresse, ce sont les traces que les rencontres laissent en nous. Ce qu’elles réveillent. Ce qu’elles déplacent. Ce qu’elles révèlent. Chez moi, les corps parlent... mais les émotions encore plus. J’aime te placer au plus près de mes sensations, de mes pensées... Comme si tu étais dans ma tête.

Avec ce second opus, plus mature, on quitte la romance des débuts pour entrer dans quelque chose de plus complexe : la vraie vie. La musique reste évidemment au cœur du roman. Normal, elle rythme mon quotidien... D'ailleurs, pour te permettre une immersion totale, j'ai créé une chaîne YouTube Nina Astone sur laquelle tu retrouves toutes les playlists des livres. Parce qu'au fond, mon souhait est de susciter les sensations, les questionnements, les souvenirs... Et je vais te dire un secret. Je n’écris pas le désir pour provoquer, je l'utilise pour raconter l’humain. 

"Poker, est une défonce aux émotions. Un grand huit qui retourne le cœur et les tripes. Un film à cent à l'heure avec de belles images, du sexe, des doutes et une bande-son de ouf. J'y raconte l'amour qui arrache tout, qui pulvérise, qui foudroie, qui fait mal... mais qui fait aussi tellement de bien. 

Au fond, je parle simplement de la vie. De la mienne. De la vôtre. De nos putains de belles vies." Nina

Poker (Nina)_edited.jpg

On découvre les premières pages...

Hey, comment ça va (bah oui, c'est à toi que je parle, lol) ? Tu te souviens de moi ? Stella Corvette ! Je t'avais raconté mon coup de foudre pour Aby... Ça fait un an maintenant et il s'en est passé des choses... Tu veux savoir ? Ok, alors pose-toi, je te dis tout... Au fait, j'ai pas changé : je vis toujours la vie et l'amour en musique. Alors, si tu veux vibrer avec moi, mes playlists sont à la fin du bouquin et pour une fusion totale, tu peux même les retrouver sur ma chaine Youtube "Nina Astone" (oui je sais, j'suis trop sympa 😉). Samedi 5 avril 2025 (Marseille) Je suis étendue sur les draps, torse nu. Une douce lumière tamisée émane des spots cachés dans la tête de lit en bois clair qui magnifie le king size de ma master bed room. Je jette un oeil autour de moi. L'élégance de ma chambre tient finalement à peu de choses : des couleurs chaudes, des matières haut de gamme et douces, peu de mobilier et beaucoup d'espace. Evidemment, la terrasse ombragée qui donne sur les magnifiques jardins de ma résidence privée ajoute au standing. Mais j'en ai rien à battre ! Esseulée et frustrée, j'envoie "Listen before I go" de Billie. J'ai fait installer des enceintes dissimulées dans tous les murs et plafonds de mon appartement. Juste à la voix, je peux gérer le sound system dans toutes les pièces, terrasses incluses. Le son est juste diaboliquement parfait. Mais là, je m'en fous de la technologie... Ma chanteuse préférée m'embarque dans sa mélancolie et je prends un aller simple pour le pays du spleen. Ça tombe bien, c'est exactement là où je veux aller... Voyager dans les méandres de mon esprit tourmenté et de mon corps en demande. Avoir mal et me punir d'être victime de mes sentiments. Sans même m'en rendre compte, ma main glisse machinalement vers mon jean... J'ai envie de jouir... Non, j'en ai besoin. Comme une damnée qui cherche à oublier... Oublier qu'elle en est là, qu'elle est seule, qu'elle crève de prendre du plaisir et d'en donner... Mes yeux contemplent mes courbes musclées, mes seins rebondis, mes hanches légèrement saillantes, mon pubis parfaitement épilé... Une larme roule le long de ma joue alors que j'effleure ma cuisse ouverte. Je ferme les yeux et, au son de Billie, je bascule dans la plus basique perdition : le sexe pour le sexe, le sexe pour fuir, le sexe seule, désespérée... Tout en langueur, je laisse mes mains prendre le contrôle... Je caresse lentement mon ventre qui se met immédiatement à onduler. Mon souffle s'accélère légèrement lorsque je passe sur ma vulve mouillée. Je remonte alors jusqu'à ma poitrine pour englober mes seins avec sensualité. Tandis que je les pétris en douceur, mon corps se soulève naturellement, formant un pont avec mes jambes repliées. Je redescends le long de mes flans, j'effleure mon bassin et je me cambre un peu plus. La musique m'envoute et m'incite à davantage de caresses lentes et appuyées. Je passe sur mes fesses, toujours en lévitation. J'ouvre les yeux. Je me contemple, terriblement sexuelle et avide... Tranquillement, j'introduis mon majeur dans ma chatte. Je l'enfonce bien profond pour sentir mes entrailles, ma détresse... Retentit alors les premières notes du tout aussi sombre "Fading away" d'Adam Haas. Le morceau me renvoie à ma frustration, m'incitant à me doigter plus fort mais toujours aussi lascivement. Je ressors de mon vagin et remonte vers mon clitoris. Je m'applique. Je tourne autour, le frôle... Je me connais par coeur. Je sais ce que j'aime... Après quelques minutes à me titiller en douceur, j'en veux plus... Je donne alors l'ordre à ma sono d'envoyer "Rave". Le son électro me transperce aussitôt et je plonge dans du sexe plus hard. Je frotte plus rapidement, plus fort... tout en me doigtant de l'autre main. Je veux jouir vite, intensément, désespérément... Je ne me caresse plus, je me branle à fond. Je vais et viens en moi puissamment avec une main pendant que j'excite mon clitoris de l'autre. Je mouille comme une malade. Je suis malade ! Je veux jouir, putain ! Maintenant ! Les basses m'embarquent, je me masturbe sur les beats qui martèlent le tempo. Je sens que je viens. J'accélère... Mon corps est en sueur, tendu, prêt à exploser... Mes doigts s'agitent sur et dans ma chatte. Encore et encore, plus vite, toujours plus vite. Ça monte en moi... quand soudain je sens une fulgurance me libérer. Je jouis. Les ondes électriques me foudroient la tête, je m'arcboute de plaisir ! Mais mon corps retombe aussitôt. Je pourrais, je devrais savourer mais la frustration s'empare de moi... Je gueule un STOP rageur à ma sono. Je me recroqueville en foetus, j'ai pris mon pied mais c'était naze, pathétique... à chier ! Je donne un coup de poing sur l'oreiller qui traine à côté de moi. Les larmes ne montent pas. J'ai juste la rage au corps et au coeur. Aby n'est pas là, elle n'est plus là... Ça fait deux mois que je l'ai laissée partir comme une conne que je suis. Aaabyyyyyy !!! Je suis bête, tu ne peux pas comprendre, tu ne sais pas ce qui s'est passé... Je ne sais même pas si j'ai envie de te le dire... Ah et puis merde, je peux bien te le dire à toi. On se connait maintenant... Bon, accroche-toi, je vais tout reprendre depuis le début...

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